Il y a des infos qui passent comme des lettres à la Poste… comme celle-ci, il y a près d’une semaine, aussitôt chassée par d’autres. Un homme est aussi blessé, mais cela paraît dérisoire tant le bilan bovin est astronomique. On se demande même comment un tel décalage est possible. Cette méga-ferme qui devait plus ressembler à une usine à méga-produire du lait était sans doute méga-automatisée, méga-moderne et peut-être gérée par une intelligence artificielle (?)… en tout cas sortie de l’imagination d’une intelligence humaine détraquée, uniquement tournée vers le profit. C’est réussi !
Cela étant, l’accumulation de méthane (gaz à effet de serre) produit par le fumier l’a probablement transformée en une méga-bombe. C’est le gigantisme affolant de ce genre d’industrie exploitant des êtres vivants qui rend possible un tel bilan cauchemardesque. Les USA fascinent nos investisseurs, nos financiers et même parfois certains exploitants agricoles qui osent encore se parer du terme de paysans (un mot longtemps jugé péjoratif et qui a retrouvé sa fierté grâce à la Confédération Paysanne… et aujourd’hui revendiqué par la FNSEA, pour mieux tenter de détruire sa petite concurrente !). On a vu émerger quelques initiatives de ce genre, en Europe. Si la première a été abandonnée, nul doute qu’il y en aura d’autres, hélas, tant les hommes d’argent sont lents à la comprenette lorsqu’il s’agit de science et de nature.
Au moment où l’on s’inquiète à juste titre des progrès fulgurants de l’intelligence artificielle (sans parler de ceux du réchauffement climatique) et où un grand patron agro-industriel prend la tête du syndicat agricole majoritaire FNSEA, il est urgent de ne pas laisser cette hécatombe disparaître dans notre résilience ou amnésie collective. C’est un avertissement au prix de la vie de 18 000 vaches.
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Illustrateur.
Anime des ateliers de sensibilisation au dessin de presse.



